LE PERE NOEL EST ORDURE

De De J. Balasko, M. A. Chazel, C Clavier, G Jugnot, T Lhermitte, B. Moynot….

la capture vidéo intégrale

 

Ils sont tous là, la ravissante zézette enceinte jusqu’au dents, son adorable Félix, Père Noël à ses heures, le distingué Pierre, la belle Mme Musquin, La demoiselle Thérese et le voisin Prescovitch.

La pièce jouée est une adaptation du film culte des années 80.

 

Distribution

Zézette (c'est l'épouse X) : Anne BARBIER

Thérèse (c'est pas une serpillière) : Marie Line Champion

Mme MUSQUIN : Hélène Faure

Katia (c'est Miss Monde) : J Michel KOUTNOUYAN puis André RAMBEAU

Félix (c'est l'ordure) : J Marie LEQUESNE

Prescovitch (c'est roulé à la main) :  Olivier PARISOT puis Cédric GADIOLET

Poinçon (c'est pas un hôpital) : Henri SIMON

Pierre (c'est cela oui) : Christian VANTARD

Mise en scène de André Rambeau

Création en mai 1991 à la MJC DAMIDOT de villeurbanne, la première rencontre des troupes CCAS d’Avignon en juillet 1991, puis tournée dans toute la région pendant trois ans, soit 31 représentations pour des milliers de spectateurs.

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D'autres photos

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Première rencontre des troupes ccas à Avignon Barthelasse en juillet 1991

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COSTUMES : Ouria OUAHAB aidée de Marie Thérèse MARINO.

TEXTE : Piquage Florence Koch, adaptation André Rambeau, dactylographie Chantal et Claudette Robin

 REGIES :

Son et lumière Pierre Borel, Françoise Brisard, André Rambeau

 PROGRAMME :

Conception Françoise Brisard, Gilles Champion, André Rambeau

Réalisation Françoise Brisard

 PHOTO : Gilles Champion

 AFFICHE :

Dessin Daniel Lohmann dit Lolo

Conception André Rambeau

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L'esprit blasphémateur gaulois est de retour avec "Le Père Noël est une ordure"

 

C'est une vieille tradition française que de se moquer des institutions respectées et d'épingler la bêtise partout où elle se trouve.

 Le grand Rabelais avait déjà failli rôtir sur le bûcher de l'inquisition au 16ème siècle en publiant ses récits sur Gargantua qui égratignaient la respectée Sorbonne et tous les tenants de l'obscurantisme.

 Notre Molière, s'il ne risquait le bûcher, du faire face à bien des cabales, surtout avec Tartuffe et Dom Juan, mais su toujours mettre les rieurs de son côté.

 Et la liste serait longue si on voulait énumérer tous les chansonniers et autres Coluche, en passant par Boris Vian.

 Donc il n'y a rien de surprenant à ce qu'une équipe de Café Théâtre s'attaque au début des années 80 à deux institutions respectables :

Les bénévoles qui viennent au secours des désespérés et ……… le Père Noël.

 Ce démontage (cet abattage plutôt !)des mythes avait recommencé dans la foulée de 68 et je me souviens encore en riant de la pièce 'La mort du Cid" mise en scène par Planchon en 69 où l'on voyait le Cid se faire évacuer du plateau dans une poubelle !

 Mais ce qui fait la force du film dont sont extraits les dialogues de la pièce qui est jouée par le Théâtre Parts Cœur, c'est l'absence totale de retenue.

 Il n'y a pas de personnages positifs, tous sont repoussants, veules, ou bêtes et ils sont tellement communs que chacun se dit les avoir déjà rencontrés.

 C'est donc tout naturellement que l'histoire se termine au zoo où l'on vient en groupe  se débarrasser des morceaux du Monsieur assassiné … par erreur.

 Un jour viendra peut être où quelqu'un se moquera à sont tour de la tradition de faire rire les honnêtes spectateurs payants de la bêtise des autres.

 À l'esprit rien ne résiste.

Gilles Champion

Président du Théâtre Parts Cœur

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LE DECOR

J'ai voulu un décor et des accessoires hyper colorés, des costumes pétulants de "ringardise", permettant de souligner des dialogues qui auraient pu être créés pour une bande dessinée.

André Rambeau

Décors : Conception André Rambeau avec l'aide technique de Philippe Guini

Construction Gérard Bouvier, l'équipe du "Père Noël" et la troupe du T. P. C.

 MOBILIER DE BUREAU : A. M. V. Chassieu – Jacques Gillet

 FRESQUES : Hélène NOTIN

 LE COUP DE PATTE D'….HELENE NOTIN

 Hélène Notin a conçu et réalisé les trois toiles pour les scènes extérieures : la Ville, la Pharmacie, le Zoo.

 Elle a agrémenté le décor de quelques fresques et graffitis.

 Nous avons une tendresse particulière pour les grands animaux tristes du zoo faits de tissus cousus à la main sur la toile. Ils semblent nous dire avec philosophie que l'agitation des humains est bien vaine.

 Mais leurs regards sont pleins de bonté et de douceur comme celui de notre amie Hélène.

 Merci Hélène

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Le mot du metteur en scène

Comment arrive t'on à la mise en scène ?

C'est un cheminement très lent mais certains. Se sentir de plus en plus confiant au fur et à mesure des rôles joués conduit inévitablement au stade de metteur en scène.

A départ l'investissement que représente un tel "travail" demeure inconscient.

Heureusement…

Certes la décision de vouloir monter une pièce tient surtout au plaisir occasionné par un texte (qui ne construit pas "sa mise en scène" en dévorant un livre ?).

Dans le cas du "Père Noël", le support de départ fut le film. En effet, à chaque rediffusion, mes fou-rires sont toujours les mêmes.

Évident donc : le choix des dialogues du film (alimentés par certaines scènes de la pièce) s'imposent.

Cette histoire loufoque et sordide se passant cette nuis sereine du 24 Décembre contient une force comique grâce à … des situations inimaginables et des dialogues orduriers (c'est un faible mot !). Sans doute cette excessivité me ravit. Cette bande de méchants, de mesquins, de misérables donne matière à des compositions intéressantes.

Alors une fois le texte repiqué et légèrement adapté, les acteurs choisis, une idée de décor en tête, me permettent de commencer. Très vite, ce "travail" devient plaisir. Tel un puzzle, petit à petit, la pièce prend forme Douze mois de répétitions, avec en alternance des hauts et des bas, mais pareil à un défi sportif … nous devons y arriver.

Et voilà, aujourd'hui, nous dévoilons le "fruit de nos loisirs".

 A Lucie

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