"Les Vaches du Cheshire"
ou "Le royaume de la liberté"
Au pays du Royaume Uni, après
une époque terrible de feu et de sang qui a ravagé la terre entière,
un quarteron de vaches joyeuses insuffle un esprit de résistance et de
renaissance aux vivants,
Une comédie alerte de Jacques André, avec chants et ballets,
sur des chorégraphies de Jorge Arias, des musiques de Jean Louis Jacson et des
chants dirigés par Jean Pierre Prajoux,
avec 20 comédiens et 7 danseuses du théâtre Parts Coeur,
30 choristes du Sing Song Energie de la Cmcas de Lyon,
8 musiciens dirigés par
J P Prajoux,
sur une scénographie et une mise en scène de
Gilles Champion
jouée
les 25, 26, 27, 28 février à 20 h 30,
dimanche 29 février à 15 h
les 2,3,4,5,8 et 9 mars à 20 h 30
Durée 1h 15
Salle DAMIDOT, 46 cours DAMIDOT, Villeurbanne
RESERVATION IMPERATIVE au 04.78.84.84.83
avec débat avec
l'agronome Laurent Berthod : L'agriculture intensive, réalités et mythes
Laurent Berthod, agronome, travaille pour la Chambre d'Agriculture de Rhône Alpes. Il est spécialisé dans l'Elevage depuis 1978.
Il a accepté d'animer deux débats avant le spectacle pour rappeler quelques évidences techniques sur l'agriculture et son évolution depuis l'origine des temps jusqu'à nos jours. Il sent aussi qu'il est temps de faire entendre le point de vue de ceux que les médias et autres "zappeurs réducteurs" intellectuels chargent injustement de bien des maux de notre société.
Cet homme
jovial et solide a, de son côté, lu la pièce :
"Je la trouve, dans le genre
tragi-comique, très Shakespearienne" sont ses propres mots.
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Consulter le dossier de presse du spectacle
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Des @ réactions
Toutes mes félicitations !
Hier Nelly et moi nous nous sommes régalées de ce spectacle très réussi.
Continuez bien
Hélène TRONCIN
01/03/2004
Salut Gilles.
Merci pour la bonne soirée que nous avons passé avec les vaches folles du
Cheshire !
J'ai pris un petit paquet d'affichettes que j'ai distribuées en espérant
qu'elles permettent à celles
et ceux qui viendront voir ce spectacle de
s'amuser.
Bravo et à bientôt.
Jean-Michel Provini (projmi@aol.com)
Salut J Louis
Toutes nos félicitations à toi et tes amis pour ce spectacle fabuleux.
On s'est vraiment régalés, c'était VACHEMENT bien sur tous les aspects
(musique, mise en scène , costumes...). On imagine tout le boulot qu'il
y a derrière...
Enfin, BRAVO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nathalie et Michel (nathalie.bleyzac@chu-lyon.fr)
J'ai assisté au spectacle ce jeudi soir.
BRAVO à la chorale pour sa prestation de qualité et son sourire radieux.
Mes impressions pour le spectacle.
Une bande d'amis comédiens PROFESSIONNELS heureux de nous faire partager
leur bonne humeur, leur passion,leur plaisir de jouer ensemble .
FELICITATIONS . Odile (guigal.jeannoel@planetis.com)
Nous avons apprécié la pièce hier au soir ainsi que nos amis . Nous avons aimé ce mariage du théâtre,de la danse et des chants chorale . La préparation de la pièce ,par des chants au bas de la scène ,puis la montée en puissance des chants ,pour se terminer par le choeur final est quelque chose de réussi . Les acteurs étaient bons , mention spéciale aux "JO" les équarisseurs ,et à Charles mieux que vrai ? Ce que nous aimons moins , c'est l'utilisation des vrais prénoms des protagonistes de l'époque ,ce qui enlève un peu ,le coté symbole et création de toute oeuvre de théâtre ou comédie . Bravo pour la musique et mélodie qui est bien adaptée à la pièce . Continuez . en toute amitié . Jeannette et Pierre
Cher Gilles
justement je voulais t'écrire pour te dire que
nous étions venu, merci de ton invitation; c 'était super, beau travail
d'ensemble et le texte est très sympa.
bravo, à bientôt
Marie Cécile du Manoir
Mon cher Gilles,
Merci pour cette très sympathique soirée en compagnie des "Vaches du Cheshire"... cela nous a bien amusé. C'est vrai que ce mélange de texte, chant et danse est très plaisant et ajoute au côté satyrique de cette "parodie" de la maladie de la vache folle. Marie et moi avons bien apprécié
Encore une fois : du bon travail du Théâtre Part Coeur ! Bravo à toute la troupe et vivement la suite
Amitiés , Gérard france.animation.spectacle@wanadoo.fr
*
Commandez le texte de la pièce :
éditions EURIPIDE, ISBN 2-915009-10-4, 10 €,
consultez la page de garde
du livret avec sa photo originale.
***
Distribution
La marchande de ballons : Hélène Faure
Les paysans : Jean Louis Jacson, Jacques Pelvet, Pierre Grandjean
Maggie, Premier Ministre de Babeth : Lysiane Jean Battista
Smith, businessman sans scrupules : Claude Berny
Allister, éleveur borné et crédule : Julien Thiot.
Jim, vétérinaire naïf : François Roux
Charles, fils de Babeth et Prince Héritier : Sylvain Reynaud
Claudia, vache : Evelyne Finkelstein
Giulietta, vache : Sylvie Bensaid
Gina, vache : Gisèle Grange
Fleurette, vache dorigine alpine : N Haingue
Lemployée : Hélène Faure
Babeth, Reine dAngleterre : Jacqueline Dumas
Roberto le Taureau : Roland Kempf
Joe1 et Joe 2, équarrisseurs royaux : J Y Bonnet (Joe 1) et Gilles Champion (Joe 2)
Les trois Emilies,
fantôme de la mère de Jim :
Marie Claire Pacalet(Emily 1),
Marie
Claude Villeminot (Emily
2), Claudie Pelvet (Emily 3)
Chants sur des compositions de Jean Louis Jacson de la chorale SING SONG ENERGIE,
Maître de chant : PRAJOUX Jean Pierre
Chorégraphe :ARIAS Jorge assisté de MOREAU Albane
Costumes de Crouzet Denise
Affiche de BERGER Arnaud
Traduction de la partie chantée en grec : Katerina Ioannidou
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Le mot du metteur en scène
Je suis fils de paysan. Toute mon enfance et ma jeunesse à la ferme, j'ai pu vivre avec les vaches. Je les ai aimées, je les voyais vivre avec des caractères si humains, la fière, la gagnante, la brave fille, la peureuse ..etc... Tous les caractères si humains, et celui de l'amour pour son veau.
Ce n'est que récemment que mes parents ont arrêté l'exploitation des vaches, mi des années 90. Aussi quand la crise de la vache folle a éclaté et que j'ai vu les massacres des vaches, quand j'ai vu pleurer les éleveurs, alors je me suis dit qu'il fallait monter une pièce sur ce thème.
le 29 mai 2001, je propose à Jacques André d'écrire : Ah la Vache !, ou l'abomination du croisement de la déréglementation et des vaches, une comédie musicale pour pisser de rire et pleurer comme une vache. Notre premier synopsis était le suivant :
Il était une fois une colonie de vaches heureuses, broutant de lherbe, pissant joyeuses dans les près, agrémentés de quelques beaux et forts taureaux, gardés par la fermière, le fermier et la jeune fermeriette.
Mais à Londres la terrible sorcière Thatcher touillait labominable breuvage de la déréglementation, avec ses hyènes marchandes.
Fini les vétérinaires publiques et à nous le commerce de cadavres de moutons morts et vive les pesettes !
Vint alors le début de la fin.
Sous le prétexte de faire hygiénique, des vaches refusaient de manger de lherbe car tout le monde pisse dessus, quand même !
Ces vaches écologiques firent alors une fête à ces farines animales vendues par les hyènes marchandes, farines propres et aux goûts si variés.
Las ! Les farines étaient mauvaises et la maladie frappa.
On vit alors fermière, fermier et fermeriette obligés dassister impuissants au génocide des vaches et taureaux, un massacre à la Goya.
Entre temps, laffreuse Thatcher sévissait dans le commerce de la mort douce par cigarettes et vendait aux pauvres des pays pauvres, ce poison légal. Et puis, elle mourut, victime de la fumée.
Elle ne savait pas, terrible destinée, que le ciel était tenu par les vaches, depuis une récente éternité, celle davant ayant été celle des dinosaures partis en fumée.
Alors les vaches jugèrent et condamnèrent la Thatcher à une terrible punition : revenir sur terre pour soccuper de la réglementation de la réglementation, au bureau international du contrôle de la santé publique.
Le tout entrecoupé de chants et danses, pour une heure 30 maximum avec une fin joyeuse et optimiste.
ceci était donc la trame et le sujet de ma demande à l'auteur. Jacques a suivi sa propre inspiration, et a écrit une pièce différente, mais "sur mesure", pour la troupe et, début 2002, les lectures ont commencé.
La scénographie
J'avais imaginé un dispositif scénique de type tréteaux de foire, les acteurs évoluant sur des tréteaux à un mètre du sol. Un grand plateau servant d'espace principal, relié par une passerelle à un petit plateau pour les scènes plus intimistes .
Les spectateurs auraient été installés autour de ces deux plateaux, un dispositif que nous avions testé pour notre précédent spectacle TOUS DANS L'ARÈNE ! en 1999 et qui avait bien fonctionné.
Las ! Il n'est jamais facile de faire coïncider imagination et réalité !
En fin de compte, nous jouerons "à l'italienne" sur le beau plateau de la salle DAMIDOT de VILLEURBANNE
Les chants et les danses
Le hasard qui fait toujours bien les choses, nous a conduit à assister à une pièce d'Aristophane en grec dans le théâtre d'Epidaure en juillet 2001.
J'ai eu la révélation de toute la puissance des chants et des danses de type incantatoires, de leur aspect comique aussi. C'est pourquoi, comme dans une comédie musicale qui se respecte (Ah l'Opéra de quat'sous de Brecht !), une partie du "sens" est véhiculée par des chants portés par les comédiens, sur des chorégraphies simples mais efficaces.
Pour notre troupe, ce n'est pas complètement une première, André Rambeau avait réussi une greffe heureuse dans sa mise en scène de LA NOCE CHEZ LES PETITS BOURGEOIS, trois chants ponctuaient aussi TOUS DANS L'ARÈNE !
Dans LES VACHES DU CHESHIRE, nous voulons pousser le bouchon plus loin.
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Un mot de l'auteur Jacques André et le chant final du spectacle
La liberté n'a pas de
prix
Il faut donc savoir la payer très cher
En gros, la liberté possède à peu près la même valeur faciale que la vie
C'est que, voyez-vous, on finit pas construire, par se construire, tout
un système de petites cabanes dans les moyennes cabanes,
qui sont construites elles-mêmes dans des grandes cabanes
On finit par ne plus voir la couleur du ciel, tant le besoin de sécurité
(illusoire) est fort dans notre âme de bébés mal sevrés
Un jour, la tempête, le souffle du grand-méchant-loup fait voler la
cabane du petit cochon
Sur le moment, c'est terrible. Tu as froid, tu as peur, le méchant loup
va sûrement te bouffer
Alors intervient l'orgueil, le sens de la dignité, le respect de soi-même.
Pas question de se laisser faire
Tu regardes le loup dans les yeux, et tu lui dis "fous-moi la paix"
Tu regardes les décombres de ta cabane, et tu te dis "tant mieux", la
prochaine sera plus belle
avec des fenêtres pour regarder le ciel
Et, quand tu regardes le ciel tu t'aperçois que la voûte étoilée est la
plus belle des cabanes.
Alors tu pars cueillir des cerises dans les vergers.
A partir de ce moment, les petites mesquineries de l'existence
t'apparaissent pour ce qu'elles sont :
elles n'ont pas plus d'importance que les cailloux du chemin
que les flaques au fond des ornières de la piste.
Et tu sais que tu n'es plus obligé de ramper dans ces ornières.
Tu bâtis ta vie enfin en homme libre
Avec les risques que cela comporte
Avec les joies que cela t'apporte.
Ton entreprise t'appartient, tu construis ton environnement, tu dictes
tes conditions
tu tiens le manche de la cuiller...
Mon chant est l'appel de celui qui a passé le miroir aux illusions
qui a traversé le torrent,
et qui dit à celui qui n'a pas osé
à celle qui a eu trop peur
"Viens"
La vie, c'est savoir passer
là où on croyait que ce n'était pas possible.
Le chant final
N’arrachez plus les fruits quan/d ils/ mû-rissent
Et ne/ tuez pas les vach-e- qui mu-gissent
Dans les prés n’cassez pas notr- e- vie
Ne mouillez plus la terre de no- tre sang
C’qu’on nous vend ça ne nous fait plu-s en-vie
N’encombrez plus la terre de votr’ argent
Ta/ liber/té
Ma/ liber/té
N’est/ pas/ un rêve
Ma/ liber/té
Ta /liber/té
C’est/ quand/ tu veux
Et/ je t’at/tends
Et/ je t’at/tends
Sur l’autre rive
De/ l’Océ/an
N’sabo-tez plus l’amour quan/d il/ naît
Ne tuez pas/ l’amour quand il gran/dit
Si vous n’aimez plus la vie n’la j’tez pas
Donnez-la partagez notre vie
Que vous rest’ra-t-il si vous n’don-nez rien ?
Donnez vos/ ballons à tous /les en-fants
Qui passent dans la rue qui passent dans la vie
Qui n’vaut rien qui vaut toutes les vies
Ta/ liber/té
Ma/ liber/té
N’est/ pas/ un rêve
Ma/ liber/té
Ta /liber/té
C’est/ quand/ tu veux
Et/ je t’at/tends
Et/ je t’at/tends
Sur l’autre rive
De/ l’Océ/an
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